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La volonté (esprit pratique)
?- 0 Le 'Système de la science' de Hegel
- 1 La logique (pensée de la pensée, science de la science)
- 2 Nature (science de la matière)
- 3 Esprit (Science des sciences humaines)
- 31 L'esprit subjectif (science de l'homme)
- 32 L'esprit objectif (science du relationnel)
- 33 Esprit absolu (divin), qui se connaît lui-même et connaît sa fin
- 311 L'âme (anthropologie)
- 312 La conscience (phénoménologie)
- 313 La psychologie (l'esprit conscient de soi)
- 3131 L'intelligence (esprit théorique)
- 3132 La volonté (esprit pratique)
- 3133 L'esprit libre
- 31321 Le sentiment pratique
- 31322 Les impulsions et l'arbitraire
- 31323 La félicité
Volonté
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ni désir ni arbitraire, mais la faculté de se déterminer soi-même. La volonté libre est celle qui se prend elle-même pour objet.
Renvois: Personne, Moralité, Esprit objectif [^1]: Friedrich Carl von Savigny, *Das Recht des Besitzes. Eine civilistische Abhandlung*, Giessen, 1803 (septième édition, éd. par A. F. Rudorff, Berlin, 1865). Sur la position méthodologique de Savigny, voir Hermann Kantorowicz, « Savigny and the Historical School of Law », in : *Law Quarterly Review* 53 (1937), p. 326-343. [^2]: Eduard Gans, *Über die Grundlage des Besitzes. Eine Duplik*, Berlin, 1839, p. 7, 11. Sur le débat Savigny-Gans, voir également Adolph Stoll, *Friedrich Carl von Savigny*, vol. 2, Berlin, 1929, p. 184-188 ; Hasso Jaeger, « Marx et Savigny », in : *Archives de philosophie du droit* 12 (1967), p. 65-89. [^3]: Karl Marx, lettre au père, 10 novembre 1837, in : MEW, volume supplémentaire I, p. 3-12 (citations p. 6). Sur l'importance des études juridiques pour le tournant méthodologique de Marx, voir Donald R. Kelley, « The Metaphysics of Law: An Essay on the Very Young Marx », in : *American Historical Review* 83 (1978), p. 350-367 ; Warren Breckman, « Eduard Gans and the Crisis of Hegelianism », in : *Journal of the History of Ideas* 62 (2001), p. 543-564. [^4]: Sur la position de Gans à l'intérieur de l'école hégélienne et sa correction tacite de Hegel sur les questions de la constitution, de l'opposition et de la plèbe, cf. Manfred Riedel, « Eduard Gans als Schüler Hegels. Zur politischen Auslegung der Rechtsphilosophie », in : id. (dir.), *Materialien zu Hegels Rechtsphilosophie*, vol. 1, Francfort-sur-le-Main, 1975, p. 234-253. Riedel établit la comparaison entre les cours de droit naturel de Gans et les *Principes* de Hegel à partir de la transcription des cours d'Immanuel Hegel, le fils cadet de Hegel, datant du semestre d'hiver 1832/33. [^5]: Eduard Gans, *Naturrecht und Universalrechtsgeschichte* (cours du semestre d'hiver 1832/33), éd. Manfred Riedel, Stuttgart, 1981, p. 112 sq. Cf. Riedel, op. cit., p. 249 sq. [^6]: Eduard Gans, « Paris im Jahre 1830 », in : id., *Rückblicke auf Personen und Zustände*, Berlin, 1836, p. 99 sq. Cornu avait déjà relevé en 1954 l'impression probable de ces phrases sur l'étudiant Marx qui les entendit ; cf. August Cornu, *Karl Marx und Friedrich Engels. Leben und Werk*, vol. 1, Berlin, 1954, p. 81. Voir également Norbert Waszek, « Eduard Gans und die Armut : Von Hegel und Saint-Simon zu frühgewerkschaftlichen Forderungen », in : *Hegel-Jahrbuch 1988*, Bochum, 1988, p. 355-363. [^7]: Il est attesté que Marx a suivi à Berlin deux cours de Gans : le droit pénal au semestre d'hiver 1836/37, et le droit territorial prussien au semestre d'été 1838. Cf. Cornu, op. cit., p. 81 ; Hanns Günther Reissner, *Eduard Gans. Ein Leben im Vormärz*, Tübingen, 1965, p. 157 sq. ; Waszek, op. cit., note 10. [^8]: Cf. Gans, *Rückblicke*, op. cit., p. 99-101 ; ainsi que Waszek, op. cit., p. 360. La proposition de Gans d'une « libre corporation » comme « association » des travailleurs salariés --- contre la « despotie » des chefs d'usine --- est expressément dirigée contre l'abolition saint-simonienne de la propriété et du droit de succession, que Gans critique comme une perte de la dimension « moralisante » de la propriété (Gans, *Naturrecht und Universalrechtsgeschichte*, op. cit., p. 52). Marx ira ici, plus tard, résolument au-delà de Gans. [^9]: Eduard Gans, *Rückblicke auf Personen und Zustände*, Berlin, 1836, p. 100 sq. Cf. Riedel, op. cit., p. 250 sq. ; Waszek, op. cit., p. 359-361. [^10]: Cf. Gans, *Naturrecht und Universalrechtsgeschichte*, op. cit., p. 117, 127 ; ainsi que Riedel, op. cit., p. 243--248. Riedel souligne que Gans développe la doctrine de l'opposition comme moment nécessaire de l'État : « L'opposition est la véritable négation, qui doit contenir en elle le véritablement positif » (Gans, ibid., p. 130 ; cité d'après Riedel, op. cit., p. 247). Si l'État n'a pas affaire à des oppositions, « il tombe dans la paresse » (Gans, ibid.).