Commentaire de la Philosophie de la nature, Chapitre 1

pourquoi cette partie a la plus mauvaise réputation

Des trois parties du système de Hegel, la philosophie de la nature a la plus mauvaise réputation, et elle ne l’a pas volée. On y trouve les phrases qu’on cite quand on veut en finir avec Hegel : qu’il doit exister exactement sept planètes, que l’optique de Newton serait fausse, que la Terre ne serait pas l’enfant du soleil. Ici semble se confirmer ce dont on accuse seulement la philosophie du droit — qu’un penseur déduit le monde à partir de concepts et ne se laisse pas troubler par la réalité.

Ce volume ne prétend pas que cette réputation soit fausse. Il prétend qu’elle vise la mauvaise cible.

Pour délimiter le propos : cette partie est difficile parce qu’elle contient des affirmations factuelles dépassées — il faut savoir ce que la science sait aujourd’hui pour voir ce qui reste. L’esprit subjectif est difficile d’une autre manière : ce sont là les noms et le découpage inhabituel de l’objet qui rendent l’accès malaisé (voir Hegels subjektiver Geist, facultatif).

Ce qui est résumé ici brièvement est développé par Hegels Logik pour le côté logique ; qui connaît la marche de la logique peut sauter cette section.

Pour l’indication typographique : là où figure [KF] dans cette partie, il s’agit d’un développement propre ou d’une contre-épreuve — non de la position de Hegel ni de celle d’un commentateur. La deuxième partie se dispense de cette marque, car on y juge de bout en bout et la distinction n’y séparerait rien.