Kommentar zum subjektiven Geist, Chapitre 37

La formule de division

Drüe restitue en trois phrases l’articulation que Hegel donne de l’esprit, phrases que l’on peut retenir :

« 1. L’esprit subjectif consiste toujours dans la forme de la relation à soi-même. 2. L’esprit objectif consiste dans une forme de réalité qu’il produit lui-même. 3. L’esprit absolu est l’esprit véritablement vrai ; il vit dans l’unité en soi et pour soi de l’objectivité de l’esprit et de son concept. »[1]

Et il donne la raison pour laquelle l’esprit subjectif est le moins adéquat : il est « le moins conforme à son telos : il demeure encore initialement attaché à l’être-autre de la nature ».

Pourquoi cette inadéquation pousse en avant, Drüe le formule plus précisément que Hegel lui-même : elle contredit l’esprit « parce qu’elle n’est pas véritablement immédiate, mais posée en soi. Cette contradiction pousse l’esprit à travailler à défaire l’immédiateté apparente ainsi trouvée. »

Immédiateté apparente — voilà l’expression qui manquait. Ce que l’anthropologie trouve devant elle n’est pas véritablement immédiat ; cela n’en a que l’apparence. Et c’est pourquoi cela ne peut pas demeurer tel quel.

Son exposé de l’histoire de la critique

Drüe classe par types les objections adressées à l’esprit subjectif — et le deuxième vise une attitude encore répandue aujourd’hui :

« Un autre type de critique rejette la systématique de Hegel, mais entend faire valoir certaines intuitions relevant de la connaissance de l’homme. Dans cette critique, le théoricien de la subjectivité se voit attaqué, tandis que le prétendu connaisseur subtil des hommes est reconnu ; cet éloge n’est certainement pas dans l’esprit de Hegel. »

Voilà exactement ce que vise la démarche que ce volume s’efforce d’éviter — louer les observations particulières tout en rejetant l’ordre qui les a produites.


  1. Hermann Drüe, « Die Philosophie des Geistes », dans : Hegels „Enzyklopädie der philosophischen Wissenschaften“ (1830). Ein Kommentar zum Systemgrundriß, éd. par Herbert Schnädelbach, Francfort 2000, p. 206 sq. ↩︎