Kommentar zum subjektiven Geist, Chapitre 8
Ce que « âme » signifie ici
Le titre est ce qui égare le plus, et la première phrase de Hegel semble le confirmer : l’âme serait « non seulement immatérielle pour soi, mais l’immatérialité universelle de la nature, sa vie idéelle simple » (§ 389).
Cela sonne comme du panpsychisme — comme si quelque chose de spirituel habitait tout ce qui est matériel. Ce qui est visé est tout autre, et Hegel le dit dans le même paragraphe : dans cette détermination encore abstraite, l’âme n’est « que le sommeil de l’esprit ; — le nous passif d’Aristote, qui est en puissance toutes choses ».
Le nous passif est la faculté d’être déterminé — non une chose qui agit. L’âme en ce premier sens est la possibilité de former un esprit, non un esprit déjà là.
Et le § 395 donne la règle pour toute la section. Hegel y écrit que l’âme est « singularisée en sujet individuel », mais « cette subjectivité n’entre ici en considération que comme singularisation de la déterminité naturelle ».
Stekeler lit cela comme une indication sur l’usage du mot : « âme » ne signifie ici rien d’autre que « moi en tant que sujet », restreint au côté naturel — facultés animales, réactions, comportements. Ce qui en devient ensuite, comme personne agissant librement, s’appellera plus tard esprit ou conscience de soi.[1]
Qui cherche donc l’âme comme un objet cherche la mauvaise chose. La section traite de ce qu’un être vivant apporte avec lui et de la manière dont un sujet en naît. [KF]
Stekeler-Weithofer, Hegels Realphilosophie, sur le § 395 (p. 533). ↩︎