Kommentar zum subjektiven Geist, Chapitre 7
Ce que l’anthropologie n’est pas
Le nom est ce qui égare le plus, et Hösle a montré jusqu’à quel point.
Elle n’est pas une doctrine de la différence entre l’homme et l’animal. La plupart des déterminations qui y sont traitées — la diversité des races, le développement ontogénétique, le rapport des sexes, la veille et le sommeil, la sensation, les états de l’âme sentante, en un certain sens même l’habitude — valent tout autant pour les animaux supérieurs.[1]
Et Hegel le sait. Dans le complément (Zusatz) au § 411, il dit de l’incarnation involontaire des sensations intérieures qu’elle est « en partie quelque chose que l’homme a en commun avec les animaux ».
C’est seulement à la fin qu’il nomme ce qui distingue l’homme — et ce sont les mêmes traits que l’anthropologie antique connaissait déjà : la station droite, la main, le rire et les pleurs.
Il détermine la main par deux formules, qui comptent toutes deux : comme « outil absolu » et comme « outil des outils ». Ce qui la distingue, ce n’est pas qu’elle saisit, mais qu’elle peut conduire tout autre outil.
Et Hegel marque lui-même une exception : il attribue expressément l’habitude au seul homme, « à la différence de l’âme animale » (§ 412, complément) — ce qui dépend toutefois, comme le note Hösle, du concept d’habitude retenu.
Ce qui en découle pour la lecture. L’anthropologie ne traite pas de ce qui sépare l’homme de l’animal, mais de ce qu’il partage avec lui — et de la manière dont il se rapporte à cela. La différence ne réside pas dans la matière, mais dans le rapport.
C’est la même distinction qu’Erdmann appliquera plus tard à la mort : que l’homme meure et que l’animal périsse ne tient pas à un processus différent, mais au fait que l’un se rapporte à cela. [KF]
Hösle, Hegels System, chap. 6.2. Observation formulée d’abord par Reiner Wiehl (1979), p. 121 : ce sont « des traits qui passent au premier plan, communs à l’animal et à l’homme, et qui servent à l’homme à se distinguer de lui-même ». ↩︎