Kommentar zum subjektiven Geist, Chapitre 27

Trois fois la même chose : l’escalier en colimaçon du vouloir

Dès le début, Hegel avertit qu’en psychologie tout s’emboîte les uns dans les autres. Un exemple montre comment les trois parties de l’esprit subjectif tiennent ensemble — et c’est le vouloir.

Dans l’Anthropologie, il apparaît comme pulsion naturelle : ce que l’on veut, on l’a, comme on a son tempérament. C’est un état que l’on trouve déjà là, et l’on se rapporte à lui — ou bien on y succombe (§ 408).

Dans la Phénoménologie, il apparaît comme désir (§§ 426–429). Il est désormais dirigé vers un objet, et la conscience le sait — mais elle sait seulement *qu’*elle désire, non pourquoi. L’objet est consommé, le manque revient.

Dans la Psychologie, il apparaît comme volonté, qui se donne des fins (§§ 469 sq.). Ici, le contenu n’est plus trouvé déjà là, mais déterminé — et le vouloir devient téléologique : l’esprit se rapporte aux choses comme à des moyens pour des fins qu’il se donne lui-même.

Ce qui change ainsi, ce n’est pas l’objet, mais la forme du rapport : subirsavoir quedéterminer quoi.

La même figure pourrait être montrée pour le sentir (sensation — sentiment de soi — sentiment pratique) et pour le connaître (éveil — perception — pensée). C’est cela qu’entend Hegel lorsqu’il dit que tout s’emboîte les uns dans les autres : ce ne sont pas des thèmes qui reviennent plusieurs fois, mais une seule et même chose à trois degrés de son appropriation. [KF]

I.6 Ce qui reste